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La notice du pacing

Bâtir un horaire de course à la main, c'est une soirée de tableur et 3 erreurs. Cailloux le remplit de 3 façons — le temps que tu vises, les barrières de l'organisation, ou tes courses passées — puis le garde dans ta poche le jour J.

Sur cette page

  1. ⏱ Le tableau des temps de passage
  2. 🕐 Le temps que tu vises
  3. 🚧 Les barrières remplissent le tableau
  4. ⚡ Le Super pacing
  5. 🟢 Vert, rouge : où ça coince
  6. ⛰ Le km-effort
  7. 🏃 Le jour J, l'horaire dans ta poche
  8. 🚀 Départ trop rapide
  9. Comment on s'y prend, en vrai
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⏱ Le tableau des temps de passage

Dans le Cairn

Une ligne par point de passage, et pour chacun 2 scénarios : optimiste, le jour où tout va bien ; pessimiste, celui où tu marches dans la boue depuis 3 heures. Tout est calculé pour les deux en parallèle, du départ à l'arrivée.

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🕐 Le temps que tu vises

Temps final

Tu as un objectif — « 14 h au mieux, 16 h au pire » ? En haut du tableau, 🕐 Temps final : au mieux, au pire, et un bouton. Toutes les durées se calculent pour tomber exactement dessus.

Ce n'est pas une règle de trois. Chaque tronçon devient des km-effort — sa distance, plus son dénivelé divisé par le coût du D+ de la personne : une montée reçoit plus de minutes qu'une descente de même longueur. Et la fatigue s'étale au fil des heures, un peu plus vite avant la mi-course, un peu moins après.

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🚧 Les barrières remplissent le tableau

Le vrai gain de temps

Avec 🚧 Barrières horaires, tu renseignes les barrières dans les checkpoints, et l'horaire complet apparaît. Tant qu'une durée n'a pas été saisie à la main, elle est calée sur la barrière : tu ressors du ravito 30 minutes avant en optimiste, 15 minutes avant en pessimiste. C'est le point de départ, et ces marges se règlent : celle qu'on se garde dépend de la course, de la météo et de qui court. Plus de marge au pire qu'au mieux ? On te le demande avant — c'est presque toujours les 2 champs intervertis.

🚪 Une barrière porte sur la SORTIE, pas sur l'arrivée. C'est la règle des organisations, et elle change tout : si tu prévois 12 minutes d'arrêt au ravito, le calage te fait arriver 12 minutes plus tôt pour ressortir à l'heure. Le temps d'arrêt est d'ailleurs propre à chaque personne — on ne traîne pas toutes et tous autant devant la soupe.
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⚡ Le Super pacing

Tes courses passées

Le troisième mode remplit le plan à partir de ce que la personne a vraiment tenu sur ses courses passées, analysées dans Cailloux — pas à partir de ton intuition.

Il ne décide pas en silence : il ouvre la même fenêtre que les 2 autres modes, et dit ce qui l'a fait — les courses analysées, le coût du D+, la fatigue, et la durée qui en sort.

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🟢 Vert, rouge : où ça coince

D'un coup d'œil

Chaque scénario porte sa propre colonne barrière. Verte tant que ton heure de sortie tient, rouge clignotante dès qu'elle est dépassée.

Temps de passage — extrait
Pointkm-effArrêtPassage opt.BarrièrePassage pess.Barrière
Bonnezue20,501208:2209:0409:3009:04
Engreux10,80010:0710:3710:2210:37
Arrivée70,80—21:0021:3021:1521:30
Bonnezue passe au mieux mais pas au pire : 09:30 + 12 min d'arrêt = 09:42, soit 38 minutes de trop. Une colonne unique ne l'aurait pas montré.

L'infobulle donne la marge exacte : « Marge au pire : 0 h 15 », ou « Barrière dépassée de 0 h 38 au pire ».

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⛰ Le km-effort

Comparer ce qui n'est pas comparable

Un kilomètre de plat et un kilomètre à 15 % ne coûtent pas la même chose. Le km-effort convertit le dénivelé en distance de plat, pour que tes allures se comparent d'un segment à l'autre :

Le calcul
km-effort = km du segment + (D+ du segment ÷ taux de la personne)
Exemple : 15,5 km avec 500 m de D+, taux à 100 → 15,5 + 5 = 20,50 km-effort
Le taux se règle pour chaque personne, sur sa ligne : « D+ = 1 km ». À 100, 100 mètres de dénivelé coûtent autant qu'un kilomètre de plat. Baisse-le si tu souffres en montée. Il suit la personne dans le carnet, d'une course à l'autre.

Du coup chaque allure a 2 lectures : en gros, les minutes par km-effort, dénivelé compris — c'est celle qu'on saisit, et la seule comparable. En petit dessous, les minutes par km réel : ce que montrera ta montre.

La cellule d'allure
6:56
9:10 /km
Sur ce segment qui monte, tu cours à 6:56 par km-effort mais ta montre affichera 9:10 au kilomètre. L'écart, c'est le prix de la côte.

À la saisie, 8:20 et 8,3 marchent tous les deux. Sous 3:00 par km-effort, l'appli te prévient : c'est presque toujours une durée mal tapée.

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🏃 Le jour J, l'horaire dans ta poche

Athlète

En haut de ton écran, 4 tuiles, dans l'ordre des questions qu'on se pose : Temps de course · Avance ou Retard · Prochain ravito · Arrivée estimée. Le mot dit « avance » ou « retard », le nombre reste nu : au km 70, à 3 h du matin, personne ne traduit un signe moins.

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🚀 Départ trop rapide

Les 20 premières minutes

Un plan qu'on remplit la veille ne sert à rien si on le brûle dans les 20 premières minutes — le seul moment de la course où l'on a encore toutes ses jambes, du monde autour, et où personne ne regarde sa montre.

Si l'alerte est allumée pour ta course, l'appli compare ton allure réelle à celle de ton plan pendant tes 20 premières minutes. Plus de 10 % au-dessus — le seuil par défaut —, et ton téléphone affiche « Tu es 12 % plus rapide. », en vibrant s'il le peut. Rien d'autre : c'est à toi de décider quoi en faire. Tant que ça dure, elle te le redit chaque minute.

Comment on s'y prend, en vrai

  1. Choisis ta façon de remplir. Le temps que tu vises si tu en as un ; les barrières du road-book si c'est tout ce que l'organisation t'a donné ; le Super pacing si tes courses passées sont dans Cailloux. Et si un essai ne te plaît pas, 🧹 Vider le plan te ramène au départ — tes pauses sont gardées.
  2. Règle tes temps d'arrêt ravito par ravito. Les heures reculent en conséquence : c'est bien la sortie qui compte.
  3. Regarde les allures obtenues. Si le calage te demande du 4:30 par km-effort dans la dernière montée, ce n'est pas un horaire, c'est un vœu.
  4. Fige ce que tu sais — tape tes vraies durées sur les segments que tu connais. Le reste continue de suivre les barrières.
  5. Surveille le rouge. Une barrière rouge au pire n'est pas forcément un problème : c'est un endroit où il ne faudra pas traîner.
🧮 Attention à l'effet domino. Si tu figes une durée qui fait sauter une barrière, les segments suivants se raccourcissent tout seuls pour rattraper le retard — jusqu'à des allures irréalistes. C'est mathématiquement juste et humainement faux : à toi de trancher.
Et si l'organisation ne donne pas de barrières ? Rien n'oblige à en mettre. Sans barrière, 🕐 Temps final ou ⚡ Super pacing remplissent le plan à leur façon, et un point garde simplement la durée que tu lui saisis.
Ces heures servent à quoi, ensuite ? À tout le reste. Elles nourrissent le plan de ravitaillement, l'écart au plan pendant la course, les notifications à l'équipe et la répartition de tes ziplocks. Un horaire faux fausse tout le reste — c'est le premier chantier d'une course.
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