Bâtir un horaire de course à la main, c'est une soirée de tableur et 3 erreurs. Cailloux le remplit de 3 façons — le temps que tu vises, les barrières de l'organisation, ou tes courses passées — puis le garde dans ta poche le jour J.
Une ligne par point de passage, et pour chacun 2 scénarios : optimiste, le jour
où tout va bien ; pessimiste, celui où tu marches dans la boue depuis 3 heures. Tout
est calculé pour les deux en parallèle, du départ à l'arrivée.
Chaque personne a ses propres temps. 2 personnes sur la même course ne
tiennent pas le même rythme : des onglets apparaissent dès que tu en déclares un
second.
Tu saisis la durée ou l'allure, l'autre se déduit. Celle qui te parle,
selon que tu raisonnes en « 2 heures et demie » ou en « 8 minutes au kilomètre ».
3 façons de le remplir, en haut du tableau : 🕐 Temps final, 🚧 Barrières horaires, ⚡ Super pacing. Un clic ouvre les réglages d'un mode, un second le referme — et aucun n'est ouvert au départ : aucun n'est le bon par défaut.
Une course neuve naît avec un plan vide. Tant qu'il l'est, les heures de passage affichent « — » et les barrières ne sont pas jugées : une heure inventée serait pire qu'un tiret.
⏱ Temps de passage
Remplir le plan🕐 Temps final🚧 Barrières horaires⚡ Super pacing (4)
Point
Optimiste
Pessimiste
durée
passage
durée
passage
🏁 Départ
départ à 06:00
🔋 Bonnezue
02:22
—08:22
03:30
—09:30
👥 Engreux
—
—
2
🕐 Le temps que tu vises
Temps final
Tu as un objectif — « 14 h au mieux, 16 h au pire » ? En haut du tableau, 🕐 Temps final : au mieux, au pire, et un bouton. Toutes les durées se calculent pour tomber exactement dessus.
Ce n'est pas une règle de trois. Chaque tronçon devient des km-effort — sa distance, plus son dénivelé divisé par le coût du D+ de la personne : une montée reçoit plus de minutes qu'une descente de même longueur. Et la fatigue s'étale au fil des heures, un peu plus vite avant la mi-course, un peu moins après.
Tes pauses sont retirées d'abord. Un plan de 20 h avec 50 minutes de pauses, c'est 19 h 10 de course roulée — sinon tu arrives en retard sur ton propre objectif, exactement du temps passé aux tables.
Tu n'en as saisi aucune ? On te le dit, et on chiffre ce que l'oubli coûte. Le plan se remplit quand même — mais c'est celui de quelqu'un qui ne s'arrête jamais.
⏱ Temps de passageOptimiste 14 h 00 · Pessimiste 16 h 00
Remplir le plan🕐 Temps final🚧 Barrières horaires⚡ Super pacing (4)
au mieux14:00au pire16:00Remplir⚙️ Les facteurs · coût du D+ 100 m/km · fatigue 2,5 %/h
🕐 Comment ce plan a été rempli
✓Au mieux : 14 h 00. … Les 0 h 50 d'arrêts prévus ont été retirés d'abord : il reste 13 h 10 de course roulée à répartir.
✓Au pire : 16 h 00. … Soit 15 h 10 de course roulée, arrêts déduits.
3
🚧 Les barrières remplissent le tableau
Le vrai gain de temps
Avec 🚧 Barrières horaires, tu renseignes les barrières dans les checkpoints, et l'horaire complet apparaît. Tant qu'une durée n'a pas été saisie à la main, elle est calée sur la barrière : tu ressors du ravito 30 minutes avant en optimiste, 15 minutes avant en pessimiste. C'est le point de départ, et ces marges se règlent : celle qu'on se garde dépend de la course, de la météo et de qui court. Plus de marge au pire qu'au mieux ? On te le demande avant — c'est presque toujours les 2 champs intervertis.
🚪 Une barrière porte sur la SORTIE, pas sur l'arrivée. C'est la règle des organisations, et elle change tout : si tu prévois 12 minutes d'arrêt au ravito, le calage
te fait arriver 12 minutes plus tôt pour ressortir à l'heure. Le temps d'arrêt est
d'ailleurs propre à chaque personne — on ne traîne pas toutes et tous autant devant la soupe.
Une durée calée s'affiche en italique et suit tout : change la barrière ou
l'arrêt, elle se recalcule.
Dès que tu tapes une durée, elle se fige et ne bouge plus. Le mode
🚧 Barrières horaires les remet toutes en automatique — il te demande d'abord confirmation.
Une course de plus de 24 h ? Les barrières portent leur jour — J, J+1, J+2 —
parce que « 10:00 » tout seul ne veut rien dire au deuxième matin.
Remplir le plan🕐 Temps final🚧 Barrières horaires⚡ Super pacing (4)
À combien de temps de la barrière veux-tu repartir du ravito ? C'est la sortie que le contrôle sanctionne, arrêt compris.au mieux30min avantau pire15min avantRemplir
Point
Arrêt
Optimiste
durée
passage
barrière
🏁 Départ
—
départ à 06:00
🔋 Bonnezue
12
02:22
—08:22
09:04
👥 Engreux
0
01:33
—10:07
10:37
4
⚡ Le Super pacing
Tes courses passées
Le troisième mode remplit le plan à partir de ce que la personne a vraiment tenu sur ses courses passées, analysées dans Cailloux — pas à partir de ton intuition.
Il ne décide pas en silence : il ouvre la même fenêtre que les 2 autres modes, et dit ce qui l'a fait — les courses analysées, le coût du D+, la fatigue, et la durée qui en sort.
Remplir le plan🕐 Temps final🚧 Barrières horaires⚡ Super pacing (4)
Rien à régler : le plan sort de ses 4 courses analysées.Remplir
⚡ Comment ce plan a été tiré de ses courses
✓Le plan vient de ses 4 courses analysées.
·Le plan qui en sort dure 14 h 20 au mieux et 16 h 45 au pire, pauses comprises.
·L'effort, pas les kilomètres. … divisé par 100 m/km — la médiane de ses 4 courses analysées.
·La fatigue : 2,5 % par heure — la médiane de ses 4 courses analysées.
J'ai compris
5
🟢 Vert, rouge : où ça coince
D'un coup d'œil
Chaque scénario porte sa propre colonne barrière. Verte tant que ton heure de sortie
tient, rouge clignotante dès qu'elle est dépassée.
Temps de passage — extrait
Point
km-eff
Arrêt
Passage opt.
Barrière
Passage pess.
Barrière
Bonnezue
20,50
12
08:22
09:04
09:30
09:04
Engreux
10,80
0
10:07
10:37
10:22
10:37
Arrivée
70,80
—
21:00
21:30
21:15
21:30
Bonnezue passe au mieux mais pas au pire : 09:30 + 12 min
d'arrêt = 09:42, soit 38 minutes de trop. Une colonne unique ne l'aurait pas montré.
L'infobulle donne la marge exacte : « Marge au pire : 0 h 15 », ou « Barrière dépassée de
0 h 38 au pire ».
6
⛰ Le km-effort
Comparer ce qui n'est pas comparable
Un kilomètre de plat et un kilomètre à 15 % ne coûtent pas la même chose. Le
km-effort convertit le dénivelé en distance de plat, pour que tes allures se
comparent d'un segment à l'autre :
Le calcul
km-effort = km du segment +
(D+ du segment ÷ taux de la personne) Exemple : 15,5 km avec 500 m de D+, taux à 100 →
15,5 + 5 = 20,50 km-effort
Le taux se règle pour chaque personne, sur sa ligne : « D+ = 1 km ». À 100, 100 mètres de
dénivelé coûtent autant qu'un kilomètre de plat. Baisse-le si tu souffres en montée. Il suit la personne dans le carnet, d'une course à l'autre.
Du coup chaque allure a 2 lectures : en gros, les minutes par km-effort,
dénivelé compris — c'est celle qu'on saisit, et la seule comparable. En petit dessous, les
minutes par km réel : ce que montrera ta montre.
La cellule d'allure
6:56
9:10 /km
Sur ce segment qui monte, tu cours à 6:56 par km-effort mais ta montre affichera
9:10 au kilomètre. L'écart, c'est le prix de la côte.
À la saisie, 8:20 et 8,3 marchent tous les deux. Sous 3:00 par km-effort,
l'appli te prévient : c'est presque toujours une durée mal tapée.
7
🏃 Le jour J, l'horaire dans ta poche
Athlète
En haut de ton écran, 4 tuiles, dans l'ordre des questions qu'on se pose : Temps de course · Avance ou Retard · Prochain ravito · Arrivée estimée. Le mot dit « avance » ou « retard », le nombre reste nu : au km 70, à 3 h du matin, personne ne traduit un signe moins.
L'écart part de ton départ réel. Un départ 20 minutes après l'heure du road-book ne te met pas « en retard de 20 minutes » sur ton plan. Les barrières, elles, restent à l'heure de l'organisation : un départ retardé mange bien ta marge, et l'appli le dit.
Le décompte vise un ravito, pas le prochain col pointé : savoir qu'un col arrive dans 24 minutes ne dit pas quand tu manges.
Aux bases de vie, un chrono — si le module est allumé pour ta course. Tu pointes la base, « chrono dans 3 s », et il s'affiche en très gros, avec le temps d'arrêt prévu par ton plan à côté : tu sais si tu traînes sans calculer. Touche le message pour annuler si tu ne fais que traverser ; un appui long t'en fait sortir. Le temps réellement passé part dans le bilan de fin de course.
Temps de course
—2 h 40
ÉcartAvance
—12 min
Prochain ravito
—1 h 15
Arrivée estimée
—20:48
👥
Engreux
23,3 km · barrière 10:37
09:55
10:10
prochain
8
🚀 Départ trop rapide
Les 20 premières minutes
Un plan qu'on remplit la veille ne sert à rien si on le brûle dans les 20 premières minutes — le seul moment de la course où l'on a encore toutes ses jambes, du monde autour, et où personne ne regarde sa montre.
Si l'alerte est allumée pour ta course, l'appli compare ton allure réelle à celle de ton plan pendant tes 20 premières minutes. Plus de 10 % au-dessus — le seuil par défaut —, et ton téléphone affiche « Tu es 12 % plus rapide. », en vibrant s'il le peut. Rien d'autre : c'est à toi de décider quoi en faire. Tant que ça dure, elle te le redit chaque minute.
Elle te demande d'abord, au moment où tu pointes ton départ : elle lit le GPS toutes les minutes, et ça consomme. Tu peux refuser — on ne te le redemandera pas.
Elle mesure sur 3 minutes glissantes, en km-effort : sinon chaque descente crierait « trop rapide » et chaque montée « trop lent ».
Le seuil se règle pour chaque personne, et le suit dans le carnet d'une course à l'autre.
🏁 Course🍫 Ravito📈 Profil
Tu es 12 % plus rapide.
Temps de course
0 min7 min
Écart
à l'heure
Prochain ravito
2 h 222 h 15
Arrivée estimée
21:00
🚀 Surveiller ton départ ?
Pendant tes 20 premières minutes, l'app compare ton allure à celle de ton plan.
Non merciOui, surveille
Comment on s'y prend, en vrai
Choisis ta façon de remplir. Le temps que tu vises si tu en as un ; les barrières du road-book si c'est tout ce que l'organisation t'a donné ; le Super pacing si tes courses passées sont dans Cailloux. Et si un essai ne te plaît pas, 🧹 Vider le plan te ramène au départ — tes pauses sont gardées.
Règle tes temps d'arrêt ravito par ravito. Les heures reculent en conséquence :
c'est bien la sortie qui compte.
Regarde les allures obtenues. Si le calage te demande du 4:30 par km-effort dans
la dernière montée, ce n'est pas un horaire, c'est un vœu.
Fige ce que tu sais — tape tes vraies durées sur les segments que tu connais. Le
reste continue de suivre les barrières.
Surveille le rouge. Une barrière rouge au pire n'est pas forcément un problème :
c'est un endroit où il ne faudra pas traîner.
🧮 Attention à l'effet domino. Si tu figes une durée qui fait sauter une barrière, les
segments suivants se raccourcissent tout seuls pour rattraper le retard — jusqu'à des
allures irréalistes. C'est mathématiquement juste et humainement faux : à toi de trancher.
Et si l'organisation ne donne pas de barrières ? Rien n'oblige à en mettre. Sans barrière, 🕐 Temps final ou ⚡ Super pacing remplissent le plan à leur façon, et un point garde simplement la durée que tu lui saisis.
Ces heures servent à quoi, ensuite ? À tout le reste. Elles nourrissent le plan de
ravitaillement, l'écart au plan pendant la course, les notifications à l'équipe et la
répartition de tes ziplocks. Un horaire faux fausse tout le reste — c'est le premier
chantier d'une course.